febus bearn foix

Il est considéré comme un des plus grands chasseurs de son temps (dans le sens où sa passion de la chasse l’accapare au point de recevoir ses hôtes après minuit) et écrit un livre qui fera référence : le « Livre de chasse », un des meilleurs traités médiévaux consacrés aux techniques de chasse, gibiers, et chiens de chasse (alans, dogues…). L’ouvrage, dicté à un copiste à partir du 1er mai 1387 jusqu’en 1388, est écrit en français alors que la langue maternelle du comte de Foix était le béarnais. Le livre restera le grand classique des ouvrages consacrés à la chasse pendant des siècles et le naturaliste Buffon l’utilisera encore à la fin du xviiie siècle.

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Il compose un « Livre des oraisons », recueil de prières rédigées pour la plupart en français. On a longtemps pensé qu’il aurait écrit ce livre après avoir tué son propre fils au cours d’une altercation. Claudine Pailhès, directrice des Archives départementales de l’Ariège, remet en question cette supposition dans son livre Gaston Fébus, le prince et le diable. Elle pense plutôt que ce recueil serait le fruit d’une crise due à un « péché de chair », selon les mots de Gaston Fébus.

Il a aussi été un poète, grand amateur de musique et compositeur d’œuvres musicales : il a composé un recueil de chansons, le chansonnier provençal dit de Saragosse, conservant 18 pièces écrites en langue d’oc.