Fébus phoebus gaston febus

Il fut surnommé Phœbus, soit à cause de sa beauté, soit parce que selon la tradition, semblable au dieu Phœbus, il avait une blonde chevelure, soit enfin parce qu’il avait pris un soleil pour emblème. Il orthographiait son surnom « Fébus », et non « Phœbus ». C’était une façon de se distinguer, chose qu’il aimait particulièrement comme en témoigne l’architecture de ses places fortes (Mauvezin, Montaner…) qu’il flanquait de tours carrées alors que la mode de l’époque incitait à construire des tours rondes. Une autre explication de ce surnom viendrait d’un mauvais jeu de mot sur la ville de Foix qui se trouve dans ses domaines.

Grand amateur d’art, on lui attribue la paternité du chant pyrénéen Se canta, considéré aujourd’hui comme l’hymne occitan[réf. nécessaire].

gaston-febus

Sa renommée est redevable en partie au portrait qu’en a fait Jean Froissart dans ses Chroniques à l’occasion de son séjour à la cour d’Orthez entre 1388 et 1389.

Sa devise « Tòca-i se gausas » (Touches-y si tu oses) est encore la devise des villes de Foix et d’Orthez.

Le surnom de Phébus a été, après Gaston III, porté par quelques autres membres de la famille, dont François Phébus, roi de Navarre de 1479 à 1483.